Début d’un nouveau mois et presque fin de l’année. Moi qui demande aux étudiants de rédiger régulièrement leur blog, je ne le fais pas.
Cette semaine la grippe AH1N1 est arrivée au sein de mes élèves. De nouvelles rumeurs de contingence sont là depuis une dizaine de jours. Vendredi soir nous avons reçu un message de la direction pour indiquer les mesures à mettre en place en cas de nouvelle contingence. Mauvais signe. C’est sans doute qu’elle ne va pas tarder. Demain la plupart des écoles n’ont pas classe. Alors le gouvernement l’annoncera-t-il ce soir pour que les gens qui sont partis en week-end restent en province ou attendront-ils demain soir?
C’est, je cois, la seule question puique les grands discours sur la façon exemplaire dont le Mexique réagit, le peu de nombre de cas, est un immense mensonge selon les personnes qui travaillent dans les hôpitaux.
Mais ce qui va être intéressant, c’est le message qui va être fourni pour justifier la contingence. En effet on n’arrête pas de nous répéter que grâce aux mesures efficaces du gouvernement, nous faisons mieux que tous les autres pays. Alors comment justifier que nous devions appliquer des mesures plus drastiques qu’eux?
Attendons la réponse.
Cette première semaine a été de mise en route et révision. Elle est toujours difficile. Il faut reprendre le rytme (dur de se lever de nouveau à 5 heures et demie et le froid), il y a beaucoup de choses à organiser, et il faut établir une bonne ambiance de base. C’est en général une semaine de révision. Dans ce cas, la révision a porté sur un élément de base de l’apprentissage d’une langue, qui est la conjugaison. Dans le cas particulier du français, c’est un thème relativement difficile et qui provoque une réaction négative entre les étudiants. Mon intérêt durant cette semaine était double: évidemment rappeler les règles de base des différentes conjugaisons. Mais aussi et surtout, permettre aux étudiants d’avoir une vision globale des différents modes et temps et des relations qui existent entre eux. J’ignore si le but a été atteint. La réaction que j’ai perçue a été double. Pour la moitié du groupe plus ou moins, j’ai perçu de l’intérêt et un résultat réel. Pour l’autre moitié j’ai plutôt l’impression d’une indifférence totale, de passivité, qui représente un défi. C’est mon rôle de trouver une façon de les impliquer dans leur apprentissage.




